Pour une société libérale

Conséquences économiques de la guerre

8 mars 2022

Les conséquences économiques de la guerre en Ukraine

Après un déficit budgétaire structurel qui depuis quarante ans ronge l’économie française.

Après le laisser-aller du COVID payé par la bulle monétaire de la banque centrale dont le dégonflement génère l’inflation qui diminue la valeur de nos revenus.

Dans une perspective de lutte contre le réchauffement climatique qui va bien sûr entrainer une baisse de notre pouvoir d’achat puisqu’elle consiste à remplacer des énergies primaires bon marché par des énergies sophistiquées coûteuses.

La guerre menée par la Russie en Ukraine va renforcer les difficultés économiques et peser sur notre niveau de vie :

Impossible de prévoir le pire, mais dans le meilleur des cas, c’est-à-dire si la paix est retrouvée dans relativement peu de temps, nous devrons supporter des coûts complémentaires :

Il va y avoir un surcout économique du fait de la modification des échanges, certains pays ayant déjà pris conscience lors du COVID de leur recours excessif aux entreprises étrangères sur les médicaments, découvrent avec crainte que cette dépendance n’est pas limitée aux dépenses de santé, mais touche tous les secteurs économiques et notamment l’énergie. Le fait de réintégrer ces productions au niveau national, ou européen, coûtera plus cher que l’optimum obtenu par la libre mondialisation. Le prix supplémentaire à payer représentera une baisse équivalente de notre pouvoir d’achat.

Les pays européens, ayant pris conscience de leur vulnérabilité face à des nations irresponsables dont le mode de gouvernement ne permet pas de garantir une paix mondiale, vont développer des moyens militaires afin de sécuriser leurs populations. Cet accroissement des dépenses d’armement dont aucun pays européen ne pourra s’exonérer sans perdre le bénéfice de la solidarité commune, va représenter plusieurs points de PIB, qui seront en moins de notre pouvoir d’achat réel.

Pour faire face, soit nous produirons plus grâce à l’augmentation du temps de travail et l’amélioration de la productivité par la baisse des dépenses publiques, et nous garderons un Etat ayant un crédit international, soit nous perpétuons nos déficits budgétaires structurels et notre niveau de vie baissera avec l’impossibilité de continuer à vivre à crédit.

Le principe même de l’élection à la majorité, pousse les candidats à faire des propositions démagogiques favorables aux plus nombreux.

Comment les candidats à la Présidentielle pourraient-ils proposer un programme vertueux alors que, du fait de l’importance des transferts sociaux des plus riches moins nombreux vers les moins riches plus nombreux, l’intérêt immédiat de la majorité des électeurs est d’augmenter les dépenses publiques et pousse au déficit budgétaire ? Ces promesses d’amélioration du pouvoir d’achat sans efforts individuels sont électoralement gagnantes mais non viables. Elles ont amené depuis trop longtemps les gouvernements à l’endettement systématique pour éviter l’hyper imposition qui aurait découragé ou fait fuir les plus productifs d’entre nous.

La guerre menée par la Russie contre l’Ukraine va peser sur nos finances déjà fortement dégradées. Les politiques d’assistanat de Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon nous entraineraient dans des impasses budgétaires à très court terme. Eric Zemmour, tout à son obsession culturelle, n’a pas réellement approfondi l’approche économique, sachant que la suppression des aides sociales aux étrangers ne peut suffire à faire face à la nouvelle impasse budgétaire.

Restent nos deux énarques : le favori des sondages a prouvé dans le passé combien pour lui la dette infinie était le remède suprême, et face à ce cynisme démagogique Valérie Pécresse n’ose affirmer son pragmatisme de bonne famille étouffé par une formation de haut fonctionnaire.

Le futur Président devra rapidement renier ses promesses de campagne 

Dans cette non-campagne électorale, les électeurs peuvent penser que si Emmanuel Macron a sorti le chéquier face aux gilets jaunes et endetté comme jamais la France pour le COVID, il saura bien trouver l’argent pour payer la défense du pays et nous éviter efforts et contraintes. Le réveil post-électoral sera rude. Nous ne saurons faire face aux défis militaires et environnementaux sans travailler plus et peut-être gagner moins : le futur Président, quel qu’il soit, devra rapidement renier ses promesses de campagne.

FdC

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